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Citation du mois

 

« Un jour, on te dit que reprendre un verre d’alcool ce serait comme aller se baigner sans savoir nager. Quand on sait qu’on va se noyer, on réfléchit. »

 

Jacques Dutronc

 

 

 

L'HEROINE

L’héroïne, qu’est-ce que c’est ?

L’héroïne est un opiacé puissant, obtenu par synthèse à partir de la morphine, extraite du pavot.

A quoi ça ressemble ?

L’héroïne se présente sous la forme d’une poudre ou de granulés à écraser. Longtemps injectée par voie intraveineuse, l’héroïne peut être aussi prisée (sniffée) ou fumée. En France, les pratiques d’injection sont en baisse depuis plusieurs années.

Effets et dangers de l’héroïne

L’héroïne provoque très rapidement l’apaisement, l’euphorie et une sensation d’extase. Cet effet immédiat de plaisir intense est suivi d’une sensation de somnolence, accompagnée parfois de nausées, de vertiges et d’un ralentissement du rythme cardiaque. L’héroïne agit ponctuellement comme anxiolytique puissant et comme antidépresseur.

Quand l’usage se répète, la tolérance au produit s’installe et le plaisir intense des premières consommations diminue. En quelques semaines, le consommateur ressent le besoin d’augmenter la quantité et la fréquence des prises. La vie quotidienne tourne autour de la consommation du produit.

La dépendance s’installe rapidement dans la majorité des cas. L’héroïnomane oscille alors entre des états de soulagement euphoriques (lorsqu’il est sous l’effet de l’héroïne) et des états de manque qui provoquent anxiété et agitation... La dépendance à l’héroïne entraîne presque toujours des risques importants de marginalisation sociale.

Des troubles apparaissent très vite, dont l’anorexie et l’insomnie. La surdose (ou overdose) à l’héroïne provoque une dépression respiratoire souvent mortelle. Généralement provoquée par une consommation importante de produit, elle peut aussi survenir avec des doses relativement faibles, notamment lors d’une reprise de consommation après une période d’abstinence.

D’autre part, la pratique de l’injection expose à des infections locales (abcès) lorsqu’une bonne hygiène n’est pas respectée. Surtout, la mise en commun du matériel d’injection et des autres objets de préparation expose à un risque très élevé d’être contaminé par le virus du sida (VIH) ou de l’hépatite C. C’est pour enrayer le phénomène de contamination qu’a été mise en place à partir de 1987 une politique de réduction des risques.

La réduction des risques

 

Ce sont des programmes spécifiques mis en place progressivement depuis les années 1980 auprès des usagers de drogues les plus en difficulté dans le but d’éviter la contamination par le virus du sida et par les virus des hépatites B et C.

 

Les mesures spécifiques de la réduction des risques :

 

- En 1987, la mise en vente libre des seringues.

 

- À partir de 1995, la création de programmes d’échange de seringues (PES).

 

- La diffusion de kits de prévention (trousses contenant deux seringues et du matériel stérile) en pharmacie et dans les PES.

 

- L’installation de distributeurs automatiques de kits de prévention.

 

- La création de “boutiques” qui offrent un espace de repos, une écoute sans jugement, des services d’hygiène (douches, machines à laver), de la nourriture, orientent vers le soin et les services sociaux et distribuent du matériel d’injection stérile.

Ce dispositif de “boutiques”, désormais reconnu par la loi de santé publique du 9 août 2004 sous l’appellation de “centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues”, vise à maintenir un lien avec un usager, souvent en situation de grande précarité, pour éviter les risques majeurs et orienter vers les services de soins.

Héroïne et traitement

L’objectif de la prise en charge est l’arrêt de la consommation et de la prise compulsive d’opiacés. Cette prise en charge prend en compte les aspects médicaux, psychologiques et sociaux et s’inscrit dans la durée.

 

Le traitement médical peut prendre la forme :

 

- Soit directement d’une procédure de sevrage. Celui-ci est réalisé en hospitalisation ou à domicile, avec une supervision médicale pour soigner les symptômes physiques et psychologiques de manque ressentis pendant le sevrage. Un séjour en post-cure de plusieurs mois peut être proposé à certaines personnes.

 

- Soit d’une prescription de traitement de substitution. Celui-ci consiste à remplacer la consommation d’héroïne par la prise par voie orale de médicaments opiacés : méthadone ou buprénorphine haut dosage (nom de spécialité du Subutex®). Ce traitement de la dépendance peut durer plusieurs mois ou plusieurs années. Les traitements de la dépendance (sevrage ou traitement de substitution) sont également traités en prison.

Les chiffres de la substitution

En 2003, environ 100 000 personnes ont bénéficié d’un traitement de substitution, 20% sous méthadone et 80% sous Subutex®. Ces traitements améliorent l’état de santé et permettent de réduire l’utilisation des produits illicites, de diminuer la pratique de l’injection, de favoriser une insertion sociale, d’améliorer le suivi des traitements de l’infection VIH ou des hépatites et de réduire le risque de décès.

 

L’existence de pratiques d’injection de comprimés de Subutex® broyés et dilués et le détournement par une minorité d’usagers revendant les comprimés hors du circuit des pharmacies ont conduit les pouvoirs publics à rechercher des dispositions nouvelles pour éviter ces pratiques dangereuses.

Les soins

- L’héroïne est à l’origine de 35 à 40% des prises en charge car si cette substance n’est consommée actuellement que par un peu plus de 10% des personnes prises en charge, la majeure partie des personnes dépendantes à l’héroïne suit en effet un traitement de substitution à la méthadone ou à la buprénorphine haut dosage et est ainsi suivie dans les centres spécialisés ou en ville.

 

- L’usage détourné (autre que thérapeutique) des traitements de substitution est à l’origine d’environ 8% des demandes de soins.

Mortalité

Le chiffre des décès liés à la consommation de produits opiacés est difficile à évaluer. Les causes de surmortalité peuvent être multiples : overdoses, transmission du virus du sida ou des hépatites, suicides, accidents, intoxications… En outre, les conséquences à long terme de la consommation d’héroïne ou d’opiacés ne sont actuellement pas connues.

 

Selon les données dont on dispose :

 

- Les services de police ont enregistré en2004 trente-sept décès rattachés à une surdose d’héroïne ou d’un autre opiacé. Un chiffre sans doute sous-estimé, car un certain nombre de décès par surdose peuvent ne pas être connus des services répressifs. Une nette tendance à la baisse est cependant observée depuis 1994, année au cours de laquelle un peu plus de 500 cas de décès par surdose aux opiacés avaient été recensés.

 

- Quatre-vingt-six cas de décès par sida ont été recensés en 2004 chez les consommateurs de drogues utilisant la voie injectable, en grande majorité des consommateurs d’héroïne ou d’opiacés.

Quelques chiffres

1,3 % des hommes (adultes de 18 à 64 ans) déclarent avoir consommé une fois dans leur vie de l’héroïne.

0,4 % des femmes (adultes de 18 à 64 ans) déclarent avoir consommé une fois dans leur vie de l’héroïne.

 

1,3 % des garçons (jeunes de 17 à 18 ans) déclarent avoir essayé une fois dans leur vie de l’héroïne.

0,8 % des filles (jeunes de 17 à 18 ans) déclarent avoir essayé une fois dans leur vie de l’héroïne.

 

180 000 : estimation du nombre d’usagers d’opiacés et de cocaïne à problèmes.

 

3730 interpellations de personnes pour usage simple de l’héroïne.

 

29 ans : c’est l’âge moyen des personnes interpellées pour usage d’héroïne.

 

Tendance statistique

La chute du nombre de décès par surdose d’héroïne (en baisse constante depuis 1994) peut être attribuée au recul de la consommation d’héroïne par les toxicomanes dans les années 1990, consommation qui semble se

stabiliser à un niveau assez faible depuis le début des années 2000. Ces évolutions peuvent être imputées à la diffusion des traitements de substitution aux opiacés dans le cadre de la politique de réduction des risques.